Editorial

« La langue de bois »

Vous avez remarqué qu’actuellement on utilise énormément de matière plastique dans l’industrie aux dépens des matières naturelles ?
D’où un surplus de bois qui explique une montée en puissance de la seule utilisation restante, à savoir la langue :
La langue de bois ou le politiquement correct. De famille similaire à l’auto flagellation et au repentir permanent qui entretiennent, voire même créent, ou en tous les cas font renaître la rancœur qu’ils croyaient guérir.
La langue de bois qui consiste à cacher la vérité aux enfants que nous sommes, éternels enfants irresponsables et mal comprenant.
La langue de bois pour rester dans le discours entendu, à moins qu’il ne s’agisse en fait que d’incompétence ou d’ignorance : stigmatiser, amalgame, le présumé, les pays pauvres ou mieux émergents, ce n’est pas écrit, la crise la dette, les acquis … la liste n’est pas exhaustive.
La langue de bois qui utilise la calomnie ou la rumeur (vous savez « la plume ») pour discréditer un adversaire ou un concurrent. Parfois par simple jalousie ou haine de l’autre.
La langue de bois pour se donner bonne figure et surtout ne pas avancer. Faire semblant d’ignorer en se cachant derrière des mots.
La langue de bois, celle-ci n’est pas nouvelle, pour faire une carrière en politique en surfant sur le malheur et l’espoir du peuple. Utiliser les cotés les plus obscurs de l’espèce humaine au risque de mettre en place des gouvernements populistes et racistes. Voici que le mensonge et la délation reprennent du service.
Combien de temps avons nous tourné la tête de l’autre coté, puis abandonné les lieux, pour ne pas voir nos banlieues et la montée de la pauvreté, du chômage, de l’insécurité. La perte des repères…
Avec les résultats que nous connaissons, le tout aggravé par les évènements extérieurs dûs essentiellement à la montée de l’islamisme dans des pays où nous avions une certaine influence et surtout de gros intérêts.
Là aussi la langue de bois a bien été utilisée aussi bien d’un coté que de l’autre.
Par nos démocraties aux promesses non tenues ou qui créent un désordre volontaire.
Par la politique du bouc émissaire ou du grand et petit Satan menée par les chefs de ces « surtout pas démocraties »pour rester sur leur trône.
Par quelques prêcheurs charismatiques qui envoient des  « soldats de Dieu » se faire exploser dans les stades ou autres marchés, avec la promesse d’un paradis bien proche de nos plaisirs terrestres. Et ces têtes pensantes trouveront toujours des moyens face à nos démocraties, faibles par définition, surtout si ces démocraties sont atteintes de cécité quand il s’agit de commerce, quitte à vendre son âme au diable.
La langue de bois qui consiste à vivre dans un théâtre permanent peuplés d’acteurs de mauvaise qualité.
Il faut sortir de ce rôle qui utilise le costume de la mauvaise foi et du mensonge.
Essayons d’être un public à l’esprit critique et qui n’accepte que les comédies sincères et sans masque.

Guy Lecourt le 03/10/2017