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Lettre d'information de la GLMF N°11

Instruire, envers et contre tout

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Enseigner au péril de sa vie

Après la colère et le chagrin provoqués par l’assassinat de Samuel Paty, le moment est venu de réfléchir aux leçons à tirer de cet événement dans différents domaines. D’abord sur le plan politique, comme l’écrit Sylvain Courage dans L’Obs, un constat terrible est à faire : depuis le massacre des enfants juifs et des soldats perpétré par Mohamed Mera, on déplore en France 263 victimes. Ainsi notre pays est devenu le plus endeuillé d’Europe. En menant cette guérilla, les islamistes visent à transformer la France en ennemi international des musulmans. Pays de la liberté d’expression et de la laïcité, la France ne saurait accepter qu’aucun dogme religieux, quel qu’il soit, puisse primer sur les lois de la République. Mais il est un autre domaine sensible, sur lequel il est urgent de s’interroger. C’est la place de l’École, sa vulnérabilité et son adaptation ( ?) au nouveau contexte social et idéologique de la population scolaire.

 

La situation des enseignants est à cet égard très inconfortable. L’Education nationale a depuis quelques années fixé des programmes visant à « Ouvrir l’École sur la vie » sans vouloir entendre les difficultés rencontrées par les professeurs dans le traitement de certaines questions. Parler de l’évolution des espèces, de la contraception, de l’histoire des relations entre chrétientés et islam, en particulier du génocide arménien, provoque chez les élèves et leurs parents des réactions de colère, des insultes sur les réseaux sociaux voire des menaces. La réponse de la hiérarchie se résume souvent à la formule commode « Pas de vague! ». Les pressions des « parents d’élèves » (expression discutable puisque ce sont les professeurs qui ont des élèves et les parents des enfants) traduisent la volonté d’avoir un droit de regard sur les contenus enseignés. Elles expriment non seulement le refus de mettre en cause certaines croyances mais aussi le refus de laisser leur enfant choisir ses propres idées. Il s’agit en définitive de dépouiller l’école de sa mission émancipatrice.

 

Dans ces conditions, enseigner devient une véritable gageure. Comme le souligne André Comte-Sponville (dans son Dictionnaire philosophique, à l’article « Ecole ») : « Le maître ne peut transmettre son savoir que si son pouvoir est à peu près reconnu par tous ». Il y a dans l’acte d’enseigner, une forme d’altruisme, de don de soi mais aussi d’exigence qui en fait tout l’intérêt. Ce que veut transmettre l’enseignant ce sont des savoirs, des règles, des valeurs, des connaissances qui permettent de refuser les idées toutes faites et les informations non vérifiées. Quelle satisfaction pour le professeur de voir progressivement les élèves penser par eux-mêmes, échanger, s’insérer dans le collectif de la classe et s’ouvrir à l’idée des droits et des devoirs du citoyen !

 

Quelles perspectives s’ouvrent aux professeurs qui vont retrouver leurs élèves dans dix jours ? Selon André Comte Sponville : « Mieux vaut fermer l’Ecole sur elle-même – lieu d’accueil et de recueillement – pour l’ouvrir aux savoirs et à tous ». Mais ce n’est pas du tout l’avis de Julien Cueille, professeur de philosophie et auteur d’un livre intitulé « Symptôme complotiste » (Éres 2020). La problématique qu’il propose est : « Comment faire pour que l’école puisse offrir un espace à la controverse, fût-ce au prix de prise de position ou de parole que nous (les enseignants) n’approuvons pas toujours ? ». Il fait part de son expérience. Dans son lycée, après les attentats de 2015, les enseignants se trouvant devant des questions pédagogiques « qui s’ouvraient devant eux comme un abîme » ont réussi à organiser bénévolement des « cafés philo » sur l’heure du déjeuner avec comme préalable : le respect de la parole, de la part des différents interlocuteurs (tiens ! voilà qui nous parle, à nous francs-maçons). Mais la question se pose de savoir jusqu’où on peut laisser parler les élèves ? Voici sa réponse : « les adolescents, si l’on excepte une infime minorité déjà embrigadée, ne savent pas très bien ce qu’ils pensent ou ce qu’ils croient et cette incertitude, synonyme de recherche, est précieuse (…). Le simple échange d’arguments « pour » et « contre », couplé aux exigences de vérifiabilité des informations données que nous avons posées comme critères de bon sens, se suffit souvent à lui-même ». Cet échange est complété par « un travail en binôme sur les questions brûlantes liées notamment aux migrations d’une part et aux faits religieux de l’autre » (toujours avec les mêmes exigences).

 

J’espère que ce dispositif inspirera les Soeurs et Frères enseignants qui n’osent plus aborder des sujets « inflammables »…

 

Annette SIVADIER

L’éducation nationale face aux défis de l’islamisme :
Faut-il éduquer les parents ?

J’ai dix ans, je vais à l’école, j’apprends, j’écoute, je rentre à la maison, chut … je ne dis rien car si je dis mes parents seront fâchés, ils me diront que le professeur est un mécréant, ou un gauchiste, ou …

Le fait que les valeurs enseignées à l’école entrent en conflit avec celles des parents ne date pas d’aujourd’hui. Ainsi, lorsque Jules Ferry a imposé l’instruction obligatoire laïque et gratuite, pour tous les enfants (filles et garçons), à partir du 28 mars 1882 et l’usage du français, l’accueil n’a pas été enthousiaste partout loin s’en faut !

Il semble bien loin le temps où le trio instituteur/docteur/curé faisait la loi dans tous les villages français. La confrontation entre cléricaux et anticléricaux a laissé des traces et le souvenir de conflits parfois violents mais globalement, la laïcité a gagné la partie et la société s’est apaisée.

L’avènement de l’islamisme a bousculé cet équilibre en remettant en cause les fondements même de la laïcité. Ainsi que le soulignait récemment Souäd Ayada, présidente du Conseil Supérieur des Programmes, lors d’une interview par EmilieTrevert pour Le Point « La révolution islamique iranienne (1979), mouvement funeste pour le monde et pour l’islam, a vu l’islam politique dominer et prendre une forme totalitaire et hégémonique. Le voile et le djihad sont devenus les signes de l’adhésion à cet islam ».

Force est de constater que l’école est impactée durement par cet islamisme et que la tâche des enseignants est devenue complexe.
Leur enseignement est remis en question par l’obscurantisme et les valeurs qu’ils tentent de transmettre sont rejetées par une partie des élèves.

Comment transmettre le goût de la liberté, l’esprit critique, la liberté d’expression à celui qui n’en veut pas ? Comment dépasser le hiatus entre les valeurs enseignées par l’école et celles des élèves et de leurs parents ?

L’école a toujours joué, même imparfaitement, un rôle d’ascenseur social et d’émancipation, comment émanciper celui qui aspire au confort fanatique des certitudes ?

C’est le savoir donc l’instruction qui émancipe. Le rôle de l’éducation nationale est donc la transmission du savoir quel que soit l’accueil qui lui est réservé !

Trop d’éléments viennent aujourd’hui parasiter cette transmission et en premier lieu les parents.
Comme le souligne Souâd Ayada « Le pouvoir qu’ont pris les parents d’élèves, et qu’on leur a laissé prendre, est pour moi un autre sujet de préoccupation. J’aimerais souligner que cette expression « parents d’élèves », en toute rigueur, n’a pas de sens : les parents ont des enfants qu’ils doivent éduquer, seuls les professeurs ont des élèves qu’ils doivent éduquer, seuls les professeurs ont des élèves qu’ils élèvent par l’instruction, la transmission des savoirs et des connaissances. Les parents prennent soin de leurs enfants. Seuls les professeurs et l’institution scolaire qui élabore les programmes d’enseignement savent quels sont les intérêts des élèves. »

Pour que l’élève puisse s’émanciper grâce à l’école il faut que les savoirs qui lui sont enseignés soient totalement détachés des conceptions et des modes de vie des parents. Un élève dont les parents sont témoins de Jéhovah, évangélistes, musulmans, catholiques, athées, couple homosexuel, parent isolé etc … doit bénéficier du même transfert de savoirs, acquérir les mêmes compétences et la même ouverture d’esprit.

Chacun d’entre nous a dû trier dans les valeurs transmises par sa famille, son milieu social, l’école et son environnement pour se constituer son propre socle de valeurs. Même si l’idée est séduisante, il n’est pas possible d’éduquer les parents, il faut donc poursuivre avec conviction et force le travail de transfert des connaissances dans le respect de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité auquel nous tenons tant !

Christiane VIENNE

De la dépréciation du Savoir et des sachants à la mise en cause de l’universalisme

Désormais, semble-t-il, tous les savoirs se valent !
Il y a le savoir issu de l’expérience personnelle : c’est un vrai savoir, issu du vécu, qui nécessite pour autant d’être confronté à d’autres savoirs vécus pour pouvoir être généralisé et être approprié par les scientifiques et constituer alors un savoir digne d’être inscrit dans le continuum des savoirs humains.

Il y a aussi, issu partiellement du précédent, le savoir du savant, de celui qui cherche, recense, parfois pendant de longues années, passe au crible de méthodologies complexes, les savoirs vécus, les croise avec d’autres connaissances, qui doute et interroge, qui prend le soin de faire reconnaître par d’autres sachants ce qu’il pense être sa connaissance.

Il y a encore le savoir des médias. Là, ça commence à tanguer, entre ceux qui sont conformes à l’éthique journalistique et ceux dont l’objectif est le buzz ou la course au scoop, et tant pis si on ne prend pas le temps de vérifier les sources, d’analyser les faits, ou de donner au public les clefs pour décoder l’information, permettre de l’envisager dans sa complexité et son contexte.

Et il y a le savoir commun. Celui dont l’évidence ne mérite même pas d’être interrogée. Un soi-disant savoir, issu du café du commerce, quand ce n’est pas le savoir du plus fort, du plus influent, du plus manipulateur, de la plus grande gueule, quoi.

Enfin, il y a le savoir qui n’en est pas un en ce qu’il est issu de la croyance. C’est le savoir qui n’est étayé que de la conviction personnelle, non argumentable autant que non contestable, et dès lors intangible.

C’est de proche en proche que l’on glisse d’un savoir à l’autre, presque imperceptiblement. Selon son degré de culture et sa capacité de raisonnement ; selon l’environnement dans lequel on se situe ; selon les messages qui nous sont assénés et dont on a la capacité, ou non, de s’extraire et de faire l’analyse critique.

L’universalisme mis en cause
Simultanément à cette égalisation voire inversion de la hiérarchie des savoirs, s’opère une autre mise en cause, complémentaire : la mise en cause des valeurs communes considérées jusqu’ici comme intangibles, universelles et émancipatrices, celles des Lumières, de la raison, celles des droits humains inaliénables. Reconnues par la communauté internationale, elles s’imposent dès lors à tout dirigeant, même dictateur, tyran ou théocrate. Ne pas les respecter, c’est potentiellement être sujet à la vindicte, aux sanctions, à l’isolement, dans un monde d’échanges internationalisés.

Sinon, que cela ne leur va pas du tout, à ceux-là, cette primauté du droit humain sur leur suprématie ! C’est un bâton dans leurs roues, un obstacle à leur grandeur, à l’étendue de leur autoritarisme.

Or, avec la circulation des Hommes et des idées et de l’information, leur peuple, leurs sujets savent qu’ailleurs les hommes et les femmes ont des droits : le droit à la santé, à l’éducation, à la démocratie, à la liberté, entre autres.

L’universalisme est l’ennemi des tyrans et des théocrates.

Alors, puisqu’on ne peut mater et assassiner des peuples entiers, puisque l’aspiration à la liberté et aux droits de l’Homme est irrépressible, il ne reste plus qu’à l’étouffer là où elle s’exerce, la décrédibiliser.

L’œuvre de sape est bien avancée : par la terreur d’abord et surtout. Et si cela ne suffit pas, on lui trouve des complices faciles parmi ceux qui ont des comptes à régler avec la démocratie, avec les imperfections de la démocratie.
C’est ainsi qu’on a vu apparaître une mouvance racialisée des idées. Soyons clairs ! il n’est pas question de nier l’existence d’un racisme latent, d’inégalités internes à notre société, et que, le plus souvent, les catégories les plus populaires, les plus stigmatisées, cumulent pour leur malheur.
En revanche, arborer que les droits humains ne sont pas si intangibles que cela pour la principale (la seule et bonne ?) raison qu’ils ont été élaborés et diffusés par des esprits occidentaux, et sont par là le fruit d’un néocolonialisme exécré, est un pas, désormais franchi, qu’on ne peut qu’interroger.

Or, c’est bien là que nous en sommes.
Sous couvert de lutte antiraciste, souscouvert d’accompagnement des peuples opprimés dans le respect de leur indépendance, sous couvert de leur droit de choisir, ou non, leur émancipation, de beaux esprits ont enfourché ces théories fumeuses. Ces « idiots utiles » savent-ils seulement à quel point ils servent le dessein des tyrans et théocrates de tout poil ?
L’islamogauchisme qui était le leur ne leur a pas suffi : ils ont inventé l’anti-racisme anti-universaliste. Le trop beau cadeau fait aux autocrates !

Il est temps, mes Frères et mes Soeurs, francs-maçons, d’ouvrir les yeux et de réagir. On voit aujourd’hui où a mené, à Conflans Sainte Honorine, l’excuse accordée aux terroristes par des bourdieusans mal-comprenants. Dressons-nous, en tant que francs-maçons, en tant que citoyens, en tant que femmes et hommes républicain.es, pour réaffirmer l’universalité des droits humains : ceux des droits des femmes et des hommes, de toutes les femmes et tous les hommes, à vivre libres et émancipé.es des traditions et religions, libres de les choisir, si tel est leur choix consenti, et non de les subir.

Claire DONZEL

Le temps suspendu

Une fois n ‘est pas coutume, je m’exprimerai à la première personne : mon expérience d’enseignant me semble assez riche aujourd’hui pour le faire sans (trop) céder au narcissisme. Bien sûr, comme il se doit, je m’abriterai sous l’aile protectrice de Hannah Arendt et de quelques autres, pour ne pas déroger à la règle universitaire du respect des maîtres.

Il y a trois temporalités dans l’enseignement, qui construit une rencontre forte entre le temps du maître, l’enseignant, qui est celui du passé, de la conservation des savoirs et de leur transmission, le temps de l’élève (pas du disciple), temps du futur et celui de l’attente et enfin le présent, temps suspendu, celui de la rencontre des deux autres, le temps le plus intense. Cette intensité fait la richesse humaine la plus forte, puisqu’elle construit le monde des Hommes, autour de quelques règles magiques (au sens large). A la question centrale ici « qu’est-ce qu’apprendre ? », j’ai cherché toute ma vie à répondre, sans jamais bien sûr y parvenir, sans jamais non plus renoncer à l’engager.

L’itinéraire d’un enseignant, pour moi à l’université, est d’abord fait d’innocence. J’ai accumulé les savoirs, toujours avec un immense respect de ceux qui les portaient, mais aussi, soyons honnête, sans en comprendre la portée. Cette question : « qu’est-ce qu’apprendre ? » vient couronner les savoirs accumulés au fil des ans. Ainsi, j’ai compris deux choses : l’une, que les savoirs accumulés font de l’enseignant le conservateur du passé de l’Humanité, son garant et son gardien. Lourde tâche, lourde responsabilité, surtout si l’on vient tardivement comprendre quelle est la place que l’enseignement vous a assignée. On va se spécialiser, à l’Université, tout en élargissant la vision que l’on a des savoirs de l’Humanité.

La deuxième chose, comprise encore plus tardivement, est le chemin parcouru pour accéder à cette vision de l’Humanité. Lorsque, l’autre soir, rendant hommage à Samuel Paty, le Président de la République affirme : « Il avait le visage de la République », la formule, d’évidence est juste, puisque c’est bien en lui les savoirs de la République qui ont été visés. Ce chemin est pour une grande partie issu de la tradition maçonnique allemande. En effet, le modèle de la Bildung (la Culture) forgé dans l’échange entre l’Allemagne goethéenne et la France voltairienne puis révolutionnaire est bien le chemin de la formation de nos Loges, fait d’initiations, d’étapes, de rencontres et de progressions.

Le nouveau Maître, qui a été un élève, est initié à certains savoirs, certes, mais surtout parvenu au faîte de l’Humanité, à ces secrets qu’il devra transmettre. C’est ici, et ici seulement que se pose la question de la pédagogie, qui, à l’Université, est souvent subordonnée à la qualité des savoirs acquis. D’où parfois, l’ambiguïté des relations avec les élèves, ou les étudiants. Ainsi chargé (c’est le mot !) de cours, je me suis retrouvé en responsabilité de tout ce que savait l’Humanité, dans le maigre domaine qui était le mien (la Littérature, la Culture).

En face les étudiants. Certes, on peut, au fil des ans, faire des rencontres plus riches avec telle ou telle personnalité. Mais ensemble, une classe, un amphithéâtre ont la puissance de l’innocence, l’appétit de l’avenir sur le passé.

Au début ou presque, d’un chemin escarpé, les étudiant(e)s ont des exigences absolues, puisque, dépositaires de l’avenir, ils sont certains d’avoir raison sur le passé. Déjà le Maître, bien que respecté pour ce qu’il sait, est contesté parce que l’avenir l’emporte sur le passé, simplement. D’autant plus que l’apprenti ignore le chemin qu’il va accomplir. Cette innocence est la grande force de la relation d’enseignant. C’est aussi ce qui le distingue du cheminement initiatique maçonnique. Lorsque l’Humanité transmet ses savoirs à son avenir, elle laisse un héritage intact mais peut-être inutile. Que feras-tu de ton héritage ? Voici une question hautement angoissante et sans réponse.

Enfin, le troisième temps est celui de la rencontre : le présent. Le passé et l’avenir d’une civilisation se croisent dans ce présent qui a la magie du sacré. J’imagine ne pas avoir été le seul à éprouver, avec l’assassinat de notre collègue Samuel Paty, une profanation du sacré. Le temps suspendu est bien celui où l’on éprouve l’Humanité, non comme un cours de maths ou d’anglais, mais comme notre propre contribution à une Histoire qui nous dépasse, ce que nous perpétuerons.

Merci à Hannah Arendt de m’avoir prêté ces temporalités.

Pierre YANA

Le débat de l’émission Pierres de touche #25 avait pour thème “Instruire, envers et contre tout“.

 

Les invités étaient :

 

Charles COUTEL, professeur émérite en philosophie du droit, directeur de l’institut d’études des faits religieux à l’Université d’Artois, et vice-président du Comité Laïcité République.

Bernard RAVET, président de la commission éducation de la Licra, ancien directeur de collège dans trois collèges défavorisés de Marseille, auteur de Principal de collège ou imam de la République (éditions Kéro).

Marc BURLAT, Directeur d’école élémentaire publique et frère de la G.L.M.F.

 

 

Pour écouter l’émission Pierres de touche #25 https://deltaradio.fr/2020/10/pierres-de-touche-lautomne-25-instruire-envers-et-contre-tout-podcast/ 

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